
« Eh si on faisait un groupe pour les fêtes du Roi de l’Oiseau ? On aurait un costume pour couvrir l’événement et en plus on pourrait vivre le défilé du dimanche de l’intérieur ! Vous en pensez quoi ? » La proposition de notre consœur nous avait dans un premier temps laissés sans voix.
C’était en mai ou juin 2007. La 22ᵉ édition des Fêtes du Roi de l’Oiseau paraissait encore lointaine. L’année d’avant, les journalistes qui avaient couvert les fêtes avaient regretté de ne pas avoir de costumes propres permettant une identification rapide, tant du public que des organisateurs ou encore des résidents des Isles.
Des costumes et un nom
Elle nous fixait un délai, insistant sur le fait que « les costumes partaient comme des petits pains. Si on veut faire le défilé, il faut qu’on soit une dizaine, au moins, à être costumés. » Quelques jours de réflexion plus tard, la proposition était entérinée : il ne manquait personne à l’appel.
Avoir les costumes, c’était bien pour être pleinement acteurs du moment il nous fallait nous trouver un nom, une dénomination suffisamment évocatrice et sans anachronisme. Ce sera les Scribes, ils sont ceux qui ont permis aux textes anciens de traverser les siècles, c’est également grâce à eux que l’on a, entre autres, des traces de la venue de François 1ᵉʳ.
En plus, personne ne s’était positionné à ce titre. Restait à faire valider par le Chapitre, les gardiens de l’esprit des fêtes, car même si la démarche était bon enfant, elle n’en demeurait pas moins sérieuse.
La descente des marches de la cathédrale : un grand moment
Sans problème particulier, notre participation en qualité de Scribes était entérinée : nous allions être présentés officiellement aux autres Isles durant la cérémonie d’ouverture sous la lice et nous serions des acteurs à part entière du grand défilé de clôture. Nous étions prévenus que cela pouvait être impressionnant, c’était en dessous de la vérité.
Se retrouver en haut des marches de la cathédrale et voir une foule compacte massée de part et d’autre, il faut être honnête « ça met la pression ». Pris dans l’euphorie du moment, et encouragés par le public, la descente des marches tant redoutée nous avait donné le sentiment d’être passée en un éclair.
Des costumes peaufinés au fil des éditions
Forts de cette expérience, nous avons réitéré les éditions suivantes et comme tous les festivaliers nous avions peaufiné nos costumes en faisant appel au savoir-faire d’une couturière de Brives-Charensac : les femmes portaient des robes rouges et noires, et ses messieurs des tuniques et chausses dans les mêmes tonalités.
Nos confrères masculins se souviennent encore de l’inconfort de leur chausse. Les enfants de la rédaction étaient également de la partie. Maintenant tous jeunes adultes, ils se souviennent encore de la leçon d’histoire grandeur nature : François 1er, sa cour, Soliman le magnifique, le forgeron, les musiciens…
En endossant nos costumes, nous sommes passés de spectateurs à acteurs, une expérience enrichissante qui nous a permis une immersion totale. Alors si vous êtes tentés, n’hésitez pas : costumez-vous et vivez les fêtes renaissance du 17 au 21 septembre.
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