En début d’année, le directeur du centre hospitalier Émile-Roux (CHER), Julien Keunebroek, avait évoqué dans les colonnes de L’Éveil de la Haute-Loire le projet de « réglementation » du stationnement, arguant qu’il était devenu « indispensable d’organiser un système de barriérage et de régulation de l’accès ».
Le site compte en effet 1.138 places, accessibles à toute heure, gratuitement. Des places, très convoitées de fait, aussi par les riverains, les visiteurs du centre-ville ponot et les passionnés de football. Résultat, le parking affiche souvent complet et ses premiers bénéficiaires, patients et professionnels de santé, peinent à se garer, notamment en début d’après-midi, aux heures où les emplois du temps des équipes du matin et du soir se chevauchent, observe Amandine Rabeyrin, secrétaire générale de la CGT santé.
Pour désengorger le parking, la direction de l’établissement envisageait donc, en réponse à la demande des usagers, la mise en place de barrières, s’accompagnant d’une politique de tarification au-delà de deux heures de stationnement gratuit (*). Les travaux devaient débuter au printemps pour une mise en service des installations à l’automne… Mais force est de constater que rien n’a bougé !
Bientôt des places en moins…
En cause : l’annonce, le 29 août dernier, à l’occasion de la visite de l’ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, accompagné de Laurent Wauquiez, député de la Haute-Loire et conseiller spécial de la Région, de travaux d’ampleur. Un chantier à 25 millions d’euros pour la construction d’un pôle de chirurgie ambulatoire et la réorganisation de la pharmacie, qui devraient débuter en 2026.
« Le démarrage du chantier implique donc de décaler la mise en place du système de contrôle électronique d’accès au parking du CHER, indique le directeur du centre hospitalier. Par ailleurs, la zone chantier va nécessiter de neutraliser une partie de la zone de stationnement actuelle. »
Ce qui est certain, c’est que jamais l’actualité au Palais Bourbon n’est évoquée pour expliquer le report des aménagements en faveur du désengorgement du parking de l’hôpital ponot. Une proposition de loi, relative à la gratuité des parkings des hôpitaux publics, a pourtant récemment été débattue à l’Assemblée nationale, en réponse au ras-le-bol des usagers qui, aux quatre coins de l’Hexagone, déplorent de devoir payer des frais de stationnement pour pouvoir se rendre à l’hôpital.
Au Puy, la CGT santé n’est « pas favorable » non plus à l’idée « que le parking (de l’hôpital Emile-Roux) devienne payant, rapporte Amandine Rabeyrin. Des études ont été menées : il manquerait 300 places de stationnement. Les riverains qui se garent sont une minorité, assure la secrétaire générale. Mettre des barrières ne réglerait pas le problème et ça pénaliserait les usagers… Deux heures gratuites ne suffisent pas. » Pour le syndicat, le remède à l’engorgement est ailleurs. La CGT santé prône pour que de nouvelles places autour du site soient rendues gratuites par la municipalité et que certaines des places réservées au personnel, notamment « les doublons », soient libérées. « Le chantier (qui s’annonce) va encore supprimer 100 places », déplore la syndicaliste.
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