La période de fêtes de fin d’année est synonyme de cadeaux. Tous n’arrivent pas forcément sous le sapin. Une collectivité peut elle aussi se voir gratifier d’un présent. Dans le passé, la ville du Puy avait reçu des dons immobiliers. On pense en particulier au legs Titaud, longtemps « cadeau empoisonné » de l’aveu du maire Michel Chapuis, car assorti d’obligations, en particulier celle de construire des logements sociaux.
Une valeur estimée de 110.000 euros
Cette fois-ci, la ville a reçu en legs des tableaux et dessins, 400 œuvres environ, d’une valeur estimée à 110.000 euros. Ces œuvres sont signées de l’artiste de renom Louise Delorme.
Cette dernière, décédée en novembre 2023, avait donc choisi, par testament olographe (rédigé en 2014) de céder « sans aucune charge ni condition », les œuvres se trouvant dans sa maison. La municipalité estimant que ces œuvres « ne présentaient pas d’intérêt patrimonial majeur pour la commune et n’étaient pas destinées à être exposées dans les collections communales », elle en passerait par une vente aux enchères publiques. Le maire doit, en conséquence, prendre attache auprès du commissaire-priseur, Me Philippe Casal. La vente devrait avoir lieu courant 2026.
Louise Delorme est une fille d’agriculteurs de Noustoulet. C’est à la fin des années 40 qu’elle quittait la Haute-Loire pour étudier la peinture à Paris, notamment à l’école des Beaux-Arts.
« Louise Delorme peint la nature, la matière, hors du clinquant et de la séduction facile, de l’illusion et du factice. Elle peint le monde tel qu’il est avec ses éclats de lumière et ses ombres inquiétantes. »
L’artiste a exposé dans de prestigieuses galeries, entre autres à New York, mais sans jamais oublier ses racines, ce qui lui avait valu de se voir remettre en 2014 la médaille de l’ordre des Arts et des lettres par Gérard Roche, ancien président du conseil départemental. Deux ans plus tôt une exposition lui était consacrée à l’Hôtel-Dieu au Puy.
Louise Delorme a longtemps travaillé sur le thème des « Vierges Noires ». Monseigneur Henri Brincard, ancien évêque du Puy avait du reste souhaité qu’une des œuvres trouve place au sein de la cathédrale.
« Louise Delorme peint la nature, la matière, hors du clinquant et de la séduction facile, de l’illusion et du factice. Elle peint le monde tel qu’il est avec ses éclats de lumière et ses ombres inquiétantes », explique, au nom du diocèse, le père Georges Bonnet. Ou encore : « L’intention de ces toiles, outre leur qualité technique et proprement picturale est de nous dire mieux et davantage sur l’homme, ce qu’il vit, ce qu’il fait, sur son avenir, son destin. » C’est dans sa chère Haute-Loire que l’artiste s’est éteinte. Elle est décédée à l’Ehpad de Lantriac à 95 ans.
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