On comptait ainsi 1.206 naissances en 2015, pour 868 en 2025. Malgré un rebond observé en 2024 (+11 %), les chiffres sont à nouveau négatifs pour l’exercice écoulé : -8 % au CHER, contre -2,4 % au niveau régional, -7 % à Firminy et -9 % au Centre hospitalier privé de la Loire.
Cette baisse d’activité « ne rend pas la structure déficitaire », assure l’établissement ponot.
Au niveau du CHER, aucune décision institutionnelle en faveur d’une réduction des ressources humaines (sages-femmes, auxiliaires de puériculture, puéricultrices…) dans les services de maternité et de salle de naissances n’est envisagée.
Le centre hospitalier a déjà mis en place une diversification des activités
Par ailleurs, il faut savoir que la salle de naissances n’accueille pas que les patientes qui rentrent pour accouchement : « Il s’agit d’un service d’urgence, qui accueille aussi toutes les urgences gynécologiques et obstétricales. De même, la maternité ne reçoit pas que les patientes qui ont accouché. On y hospitalise aussi toutes les GHR (grossesses à hauts risques), en lien avec le niveau 2A. »
Face à cette tendance, quelles évolutions sont possibles ? Le centre hospitalier du Puy-en-Velay a déjà mis en place une diversification des activités, notamment dans le rôle des sages-femmes. En 2024, des consultations de gynécologie médicale par les sages-femmes ont été ouvertes (contraception, ménopause, frottis, troubles du cycle…).
La même année, des consultations un peu particulières, avec deux sages-femmes qui ont le diplôme universitaire d’acupuncture en gynécologie-obstétrique, ont aussi été mises en place.
Plus récemment des consultations d’allaitement et de préparation à l’allaitement, avec deux sages-femmes et une puéricultrice ayant obtenu le DULAHM (diplôme universitaire en lactation humaine et allaitement maternel) ont été ouvertes à l’été 2025.
Un processus de labellisation
Le CHER travaille parallèlement à la valorisation et à l’amélioration des pratiques en maternité, dans le but de limiter la fuite de certaines patientes locales. Un espace physiologique d’accouchement a ouvert dans ce sens au mois de mars 2024.
Enfin, on peut souligner que le CHER s’est lancé dans un processus de labélisation IHAB (Initiative Hôpital Ami des Bébés), avec une évaluation prévue sur le premier semestre 2027, « après 4 ans de travail, de formation et de préparation en vue d’une amélioration de nos pratiques ».
La maternité du CHER est de niveau 2A, c’est-à-dire qu’elle inclut un service de néonatologie (unité Kangourou) et la présence d’un pédiatre 24 heures sur 24.
En 2025, la durée moyenne de séjour était de 3,97 jours. Elle était de 3,6 jours en 2024. Cette légère augmentation est « probablement liée au processus en cours de labélisation IHAB, dont l’un des objectifs est la promotion de l’allaitement maternel, dont la mise en route efficace est souvent plus longue que l’initiation d’un allaitement artificiel », commente-t-on du côté de l’établissement de santé ponot.
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