
« Il faut que les fêtes de fin d’année se passent en toute tranquillité. » Ce sont les mots du préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier, dans les rues du centre-ville du Puy-en-Velay.
À l’approche des fêtes, il a mené mercredi dernier une opération de sécurisation des commerces, appelant à « une très grande vigilance ». Il était entouré de la commandante de police Romang-Barge, du conseiller délégué à la sécurité de la mairie du Puy-en-Velay Stéphane Clabaux, de policiers municipaux et d’Hacène Djerdi, président de l’Office de commerce.
« Utiliser à plein les outils de la ville »
Tous se sont réunis place du Théron pour faire un point sécurité et prodiguer quelques conseils. « La police nationale, comme la gendarmerie, renforcent leurs actions en cette période. Rien n’est à déplorer pour l’instant, rappelle le préfet. L’idée, c’est d’utiliser à plein des outils de la ville. » L’occasion, aussi, de rappeler l’urgence à composer le 17 en cas de souci.
Stéphane Clabaux, délégué à la sécurité de la mairie du Puy-en-Velay, le rappelle : « Nous continuons de veiller et de développer la vidéoprotection. La police municipale est aussi particulièrement mobilisée en cette période. »
Dans ce centre, deux agents surveillent en temps réel, et la police peut reprendre la main en dehors des heures de permanence, avec un enregistrement en continu.
Une boucle What’s App entre commerçants pour alerter en temps réel
Les buralistes sont particulièrement concernés, ce sera donc le premier arrêt du préfet. « Ça va », témoigne la gérante, tout sourire. Une boucle Whatsapp a été créée par l’Office de commerce de la cité vellave. Elle est dédiée aux 300 commerçants de la ville qui y signalent les vols et autres méfaits, « permettant ainsi aux autres de réagir rapidement », explique Hacène Djerdi.
Les bijouteries sensibles aux heures de fermeture
Prochain arrêt : une bijouterie, autre commerce particulièrement concerné. « On a des niveaux de sécurité adaptés, explique le gérant de Descours 1893. Le risque, c’est quinze minutes avant la fermeture. »
Un constat partagé par le gérant de la bijouterie Artéor, qui avait été braqué en 2014. « Il y a une sonnette à l’entrée de ma boutique, j’ai un bouton d’alerte sur moi et proche de mon comptoir. Je ne peux pas faire beaucoup plus », explique-t-il.
Il reste traumatisé par son agression : « Je surveille si je suis suivi. Je ferme toujours toutes les portes et mes enfants ne doivent pas dire que leur père est joaillier. »
Pas de hausse de la délinquance cette année
La police nationale et les agents de la police municipale renforcent aussi leurs rondes, surtout aux horaires critiques et durant les gros week-ends du mois de décembre. Mais, au 10 décembre, pas encore de fait à signaler.
Selon le préfet, l’ensemble des faits de délinquance était en baisse de 15 % en 2024 sur la zone police, avec 2 100 faits recensés. C’est un chiffre qui reste stable pour cette année 2025, avec 8 760 faits pour tout le département.
« Un pari réussi », souligne Yvan Cordier. Tous les commerçants rencontrés l’affirment : ils restent vigilants. « Je sais que je n’ai pas le droit, mais j’ai une petite bombe de poivre », avoue l’une des commerçantes du boulevard Saint-Louis.
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