
Vendredi matin, les parapheurs étaient de sortie dans le hall d’entrée du 9, place Michelet au Puy-en-Velay. Les représentants de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la municipalité ponote avaient rendez-vous avec le préfet de Haute-Loire pour officialiser le montant des financements alloués à la construction du nouveau commissariat de la ville. Des signatures en forme de coup d’envoi, même si les premiers travaux ne seront pas effectués avant l’année prochaine.
Hors norme
« Il faut bien comprendre que nous faisons quelque chose qui est hors norme. J’espère que nos policiers le prennent comme un signe de reconnaissance de leur travail », a expliqué Laurent Wauquiez, député et par ailleurs conseiller spécial de l’exécutif régional. « La Région n’a aucune compétence en matière de commissariat. Théoriquement, nous avons l’interdiction d’intervenir dans ce domaine. Mais dès le début, on a considéré qu’on voulait accompagner et soutenir nos forces de l’ordre. Nous avons donc inscrit dans le contrat de plan initial, signé avec l’État, la possibilité pour la Région d’agir en matière de sécurité ».
Une facture qui grimpe
En novembre dernier, le déplacement du ministre de l’Intérieur en Haute-Loire avait été l’occasion d’entériner l’installation du futur commissariat ponot dans un bâtiment qui hébergeait jusqu’ici nos confrères du journal L’Éveil. À l’époque, le coût de réhabilitation de ces locaux, situés place Michelet, était estimé à environ 8,5 millions d’euros. La facture devrait finalement grimper jusqu’à 12,7 millions.
La majeure partie de cette somme sera apportée par l’État (plus de 8 millions). La Région Auvergne-Rhône-Alpes a quant à elle confirmé son engagement à hauteur de 4 millions. La municipalité du Puy-en-Velay débloquera par ailleurs 500 000 euros pour devenir propriétaire des murs de l’actuel commissariat, quand les policiers auront fait leurs cartons rue des Tanneries.
Un stand de tir en sous-sol
Les fonctionnaires devraient pouvoir prendre possession de leurs nouveaux bureaux en mai 2028. D’ici là, le chantier connaîtra plusieurs étapes. Après une phase d’études opérationnelles, les premiers coups de pioche seront donnés en octobre 2026. « Nous allons essayer de limiter les travaux structurants », a expliqué Eric Borroni, directeur de l’immobilier du SGAMI* sud-est. Le service administratif qui pilote le projet pour le ministère de l’Intérieur précise ainsi que l’ossature du bâtiment de la place Michelet, la cage d’escalier et les ascenseurs, seront conservés.
L’architecte, chargé d’élaborer les plans d’aménagement de cet ensemble de près de 5 000 m2, dont 3 500 m2 de surface utile, sera sélectionné au printemps prochain. Pour l’heure, on sait déjà que trois entrées distinctes sont prévues : pour le public, pour les mis en cause, et une à l’arrière du bâtiment dédiée aux forces de l’ordre.
Un stand de tir, dont l’utilisation sera partagée avec les services de la gendarmerie, sera par ailleurs créé en sous-sol.
* Secrétariat général de l’administration du ministère de l’Intérieur
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