
Qui dit rentrée des classes, dit devoirs. Et l’équipe minoritaire de Laurent Johanny a fait les siens avec un point de rentrée pour montrer « que le mandat n’est pas fini » et qu’elle « reste pleinement mobilisée sur les sujets municipaux et communautaires ».
À six mois de l’échéance électorale, Laurent Johanny, Michelle Chaumet et Fabien Surrel (Celline Gacon étant absente pour des raisons de santé) ont voulu revenir sur leur expérience de ces dernières années.
« On retrouve un endettement au-delà des 30 millions d’euros »
« Nous faisons le constat d’une majorité qui est aux abois, qui se rabougrit autour de questions qui sont, à mon sens, plus politiciennes qu’autre chose. Et qui est guidée par le pilotage de la Région », attaque Laurent Johanny.
Un point de vue qui va de pair avec un lot d’inquiétudes, à commencer par la gestion financière de la Ville.
« On retrouve l’endettement qu’on a connu au cours de l’année 2000, c’est-à-dire au-delà des 30 millions d’euros. Ça pèse lourd dans la balance. […] Dans le même temps, il faut dire que les compétences municipales ne sont plus les mêmes, avec un transfert de certaines vers l’Agglomération. »
Un endettement que la majorité avait qualifié de « correct » lors du vote du budget en avril dernier, s’appuyant sur le nombre d’années nécessaires à son remboursement : 5,9 années. « On commence à s’inquiéter à partir de 10 », avait rassuré le maire, Michel Chapuis.
Des projets réalisés pour profiter des subventions ?
L’utilisation de l’argent public interroge également les élus de la liste de gauche. « On a des remontées de terrain […] On a l’impression que la part belle est faite aux touristes plus qu’aux Ponots », explique Fabien Surrel en illustrant avec les problèmes de stationnement, de circulation…
Si les élus minoritaires ne sont pas avares de propositions lors des conseils municipaux, « on a toujours eu une fin de non-recevoir », lâche Michelle Chaumet. Si les quatre élus ne sont pas en accord avec les projets retenus par la Ville, ils pensent savoir ce qui motive les décisionnaires.
« L’argument qui nous est donné systématiquement, c’est qu’à chaque aménagement, on a un tableau : ça coûte 100 %, il y a 60 % de la Région ou plus et il ne reste que 20 % à la charge de la Ville […] Donc, on y va puisque la Région finance. Alors que le but d’avoir des financements, c’est aussi à quoi serviront les nouveaux aménagements. »
De nombreux points de divergence
Le manque d’action sur les enjeux écologiques pour lesquels « la Ville n’est pas préparée » ou encore le manque de transparence lié à « l’entre-soi » et les différences faites entre les associations sportives et culturelles sont autant de sujets qui posent problème aux élus minoritaires.
S’il n’est pas encore question d’aborder la question des élections municipales à venir, les colistiers, questionnés sur le sujet, reconnaissent avoir entrepris deux réunions avec les diverses forces de gauche pour aborder l’idée d’une liste commune. Un parti semble néanmoins vouloir faire cavalier seul.
Gentiment, Fabien Surrel lance un petit appel aux bonnes volontés : « On n’est pas obligé d’être engagé dans un parti politique pour œuvrer localement. »
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