focus. Des cimetières et des polémiques

Cette conférence était en lien avec l’exposition actuelle présentée aux Archives Départementales, intitulée Entre terre et ciel. Histoire et patrimoine des cimetières de Haute-Loire , visible jusqu’au samedi 20 décembre. En s’appuyant sur de nombreux documents, René Dupuy est revenu sur l’histoire mouvementée des cimetières pour la ville du Puy-en-Velay. En 1776, Louis XVI interdit l’inhumation dans les églises et préconise d’installer les cimetières hors des villes.

À cette époque, chaque paroisse possède son propre cimetière, contigu à l’église et au cœur des agglomérations : il devient donc impératif de les transférer loin des habitations. L’hygiénisme commençant à émerger, ces mesures sont dictées par la peur de la contamination par les « miasmes » cadavériques. En 1804, un décret va plus loin et organise le mode d’inhumation. Ce texte, qui est à la base des cimetières « modernes », impose aux communes l’établissement de ces sites hors de l’enceinte des villes, précise les conditions d’inhumation (fosses séparées, profondeur, délai à respecter avant de creuser une fosse sur le même emplacement), etc. Au Puy-en-Velay, depuis 1778, le cimetière des Carmes, situé à proximité de l’église du même nom, est alors le seul de la ville et des communes environnantes ! Il n’est pas conforme à la loi, car bien trop petit. Le préfet demande son déplacement en 1808, puis ce sont les notables de la ville, en 1821, qui dénoncent son insalubrité.

Dans la foulée, M. de Becdelièvre, conseiller de préfecture, fait une visite au cimetière des Carmes et dresse une description apocalyptique. « Le peu de surface au sol ne permet pas de creuser au-delà de trois pieds dans une grande partie du cimetière, aussi est-ce la profondeur des fosses. L’insuffisance de surfaces met le fossoyeur dans la nécessité de parcourir tous les deux ou trois ans, laps de temps insuffisant pour la consommation complète du corps, d’où il suit des exhumations continuelles de cadavres dont les affreux débris sont que le peu de terre ne suffit pas à les ensevelir. »

Pour compléter le tout, les plaintes des riverains deviennent toujours plus nombreuses pour déplorer les exhalations, notamment quand la chaleur s’en mêle. D’autant que les tanneries du Dolaizon et les égouts ne sont pas loin… Les partisans de la fermeture des lieux avancent enfin pour ultime argument, « la tristesse du quartier » et ce spectacle, « qui rappelle aux habitants, à chaque instant du jour, des pertes irréparables et ne tendent qu’à perpétuer leur chagrin ».

Un constat qui va pousser la municipalité à chercher, quelques années plus tard, un terrain pouvant correspondre. Elle le trouve sur le versant nord du Rocher-Corneille, à proximité de la ville, mais sur la commune d’Aiguilhe.

La fonction de cc-portes-auvergne.fr étant de collecter sur le web des articles sur le sujet de Les portes de l’Auvergne puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des personnes. L’équipe cc-portes-auvergne.fr vous soumet cet article qui parle du sujet « Les portes de l’Auvergne ». Cette chronique a été reproduite du mieux possible. Vous avez la possibilité d’écrire en utilisant les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui traite du thème « Les portes de l’Auvergne ». En consultant régulièrement nos contenus de blog vous serez informé des futures parutions.

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Cette conférence était en lien avec l’exposition actuelle présentée aux Archives Départementales, intitulée Entre terre et ciel. Histoire et patrimoine des cimetières de Haute-Loire , visible jusqu’au samedi 20 décembre. En s’appuyant sur de nombreux documents, René Dupuy est revenu sur l’histoire mouvementée des cimetières pour la ville du Puy-en-Velay. En 1776, Louis XVI interdit l’inhumation dans les églises et préconise d’installer les cimetières hors des villes.

À cette époque, chaque paroisse possède son propre cimetière, contigu à l’église et au cœur des agglomérations : il devient donc impératif de les transférer loin des habitations. L’hygiénisme commençant à émerger, ces mesures sont dictées par la peur de la contamination par les « miasmes » cadavériques. En 1804, un décret va plus loin et organise le mode d’inhumation. Ce texte, qui est à la base des cimetières « modernes », impose aux communes l’établissement de ces sites hors de l’enceinte des villes, précise les conditions d’inhumation (fosses séparées, profondeur, délai à respecter avant de creuser une fosse sur le même emplacement), etc. Au Puy-en-Velay, depuis 1778, le cimetière des Carmes, situé à proximité de l’église du même nom, est alors le seul de la ville et des communes environnantes ! Il n’est pas conforme à la loi, car bien trop petit. Le préfet demande son déplacement en 1808, puis ce sont les notables de la ville, en 1821, qui dénoncent son insalubrité.

Dans la foulée, M. de Becdelièvre, conseiller de préfecture, fait une visite au cimetière des Carmes et dresse une description apocalyptique. « Le peu de surface au sol ne permet pas de creuser au-delà de trois pieds dans une grande partie du cimetière, aussi est-ce la profondeur des fosses. L’insuffisance de surfaces met le fossoyeur dans la nécessité de parcourir tous les deux ou trois ans, laps de temps insuffisant pour la consommation complète du corps, d’où il suit des exhumations continuelles de cadavres dont les affreux débris sont que le peu de terre ne suffit pas à les ensevelir. »

Pour compléter le tout, les plaintes des riverains deviennent toujours plus nombreuses pour déplorer les exhalations, notamment quand la chaleur s’en mêle. D’autant que les tanneries du Dolaizon et les égouts ne sont pas loin… Les partisans de la fermeture des lieux avancent enfin pour ultime argument, « la tristesse du quartier » et ce spectacle, « qui rappelle aux habitants, à chaque instant du jour, des pertes irréparables et ne tendent qu’à perpétuer leur chagrin ».

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