Nous sommes à la fin du XIX e siècle. La France subit les épidémies et les révoltes minières. Le pays est déchiré. Il y a les tenants de l’ordre établi, et ceux qui voudraient achever la révolution avortée de 1871. Dubois, qui, comme saint-cyrien, a connu la défaite contre les Prussiens et la répression de la Commune, veut simplement une France en paix. Davantage que cela : il veut une France belle telle qu’il se la représente, telle qu’il l’a peint.
Albert Dubois va être nommé chevalier de la Légion d’honneur. Jeune et très bien noté, c’est un militaire exemplaire. Il avait l’avenir devant lui. Entré à Saint-Cyr en 1865, il en sort en 1867 comme sous-lieutenant au 77 e de ligne. Passé au premier régiment des voltigeurs de la Garde, il prend part aux luttes héroïques si tristement terminées de l’armée de Metz. En 1879, il entre, comme capitaine, dans la Garde républicaine. Promu chef d’escadron en 1889, il vient prendre le commandement de la compagnie de gendarmerie de la Haute-Loire. Quelques mois plus tard, Dubois décède des suites de la variole. Il comptait 24 ans et 10 mois de services.
Une double vie
Dubois a une double vie. Il rajoute au nom de son père, celui de sa mère et devient un peintre reconnu : Dubois-Pillet.
Sa carrière de peintre débute à Paris. Là, avec ses amis, il se bat pendant des années contre le rejet de l’art moderne par les jurys officiels.
Avec eux, il fonde la société des artistes indépendants, Les Indépendants, où ils vont enfin pouvoir exposer sans avoir à se soumettre à la censure. Leur devise : « Aucun jury, aucune récompense ».
Car le chef d’escadron Dubois, l’ami de Seurat, de Pissarro, de Renoir, sans oublier les Goncourt, Zola et tant d’autres, est un homme libre, refusant le conservatisme académique.
Mis à l’écart au Puy
Lors du salon des Indépendants de 1889, les œuvres exposées suscitent de vives réactions. Le style novateur du pointillisme, perçu comme déroutant voire choquant, provoque la moquerie du public. On parle de « tapisseries malades » ou « d’expériences de laboratoire »… En tant qu’organisateur, le capitaine de la Garde républicaine de Paris, Dubois-Pillet, est sanctionné. En fait, il est muté au Puy, mais avec avancement : il vient diriger la compagnie de gendarmerie.
Le Ponot Charles Maurin participe, au début et aux côtés de Dubois-Pillet, à l’aventure du salon des Indépendants. Il s’en détachera pour rejoindre le peintre engagé, Félix Vallotton. Dubois-Pillet et Paul Signac sont liés par leur engagement commun dans le néo-impressionnisme. Tous les deux sont des disciples du divisionnisme ou pointillisme, système scientifique et avant-gardiste que le peintre Georges Seurat vient d’imaginer, avec une division du ton de la couleur, et l’utilisation du pointillé. Signac, devenu le grand porte-parole du néo-impressionnisme après la mort de Seurat (1891) et de Dubois-Pillet (1890), rendra hommage à ce dernier dans ses écrits.
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