
À l’appel national de six syndicats (CGT, FSU, Solidaires, les Retraités de la fonction publique, LSR, Ensemble et Solidaire), une petite centaine de personnes se sont réunies devant la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, ce jeudi 2 avril. Sur les coups de 11 heures, place du Breuil, une dominante de drapeaux floqués CGT flotte dans les airs. Gilbert Ducarouge, de la FSU, prend la parole à pleine voix, abandonné par un micro défectueux.
Avec Jo Chapuis de la CGT à ses côtés, l’homme lit son discours et porte haut le ras-le-bol ressenti par une partie des retraités du département. « Nous constatons la détérioration continue de la situation financière, sanitaire et sociale des retraités. Aujourd’hui, 60 % des seniors, soit 17 millions de personnes, ont une pension égale ou inférieure au Smic. En réponse à cette situation inique, nous revendiquons une mesure immédiate de revalorisation de toutes les pensions de 10 %, ainsi qu’une augmentation de 300 euros des minima de pensions et refusons toute proposition d’année blanche. »
« Au bout d’une semaine, je suis déjà dans le rouge »
Alain, 60 ans, est en retraite d’invalidité de La Poste et touche actuellement 1 050 euros net par mois. Il est engagé dans une spirale de découvert et ne parvient pas à sortir la tête de l’eau. « On tire la langue tous les mois. Au bout d’une semaine, je suis déjà dans le rouge. » La famille devient dans ces moments-là un appui salvateur, mais Alain regrette de devoir en arriver là. « J’ai un oncle qui ne touche pas une grosse retraite et c’est ma cousine qui l’aide. Sans ça, il ne pourrait se financer l’Ehpad. Ce n’est pas normal. »
L’absence de service public de qualité agace aussi Antoine, 78 ans, retraité de l’informatique avec 2 000 euros net. « Il y en a de moins en moins et la qualité laisse à désirer. Ce qui se passe dans les Ehpad, c’est honteux. Quand on voit le scandale Orpea, on ne prend pas soin des aînés dans ce pays. » Pour lui, le modèle social est bon, mais il est mis en danger : « Ils veulent le privatiser et c’est une mauvaise idée. »
La manifestation a duré moins d’une heure
Une fois la déclaration conclue, Gilbert Ducarouge et Jo Chapuis sont reçus par le chef de cabinet du préfet. Les personnes rassemblées se dispersent dans la foulée. La manifestation a duré moins d’une heure. À leur sortie, les deux hommes se montrent satisfaits, mais mesurés : « On s’est senti entendu. Ce sont deux visions de la société qui s’opposent. Nous avons exprimé notre hostilité à l’encontre de mesures qui nous semblent extrêmement dangereuses pour les retraités, mais aussi revendiqué nos besoins. Nous restons lucides, le préfet ne peut que remonter les choses à Paris, guère plus. »
Les retraités de la CGT tiendront une permanence mardi 7 avril, de 10 à 12 heures, dans leurs locaux (4 rue de la passerelle, Le Puy-en-Velay), afin d’informer sur les droits des retraités.
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