Avec sa flotte de vans 100 % électriques, Totoom proposait (et le fera encore jusqu’à la fin du mois de mars) une mobilité innovante entre le bus, (car les lignes sont prédéfinies), le taxi (puisque les passagers sont pris à domicile ou en entreprise) et le covoiturage (en effet, les trajets sont mutualisés) pour rallier Le Puy-en-Velay et Yssingeaux à la gare de Saint-Étienne et à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, via 7 allers-retours quotidiens.
L’entreprise, créée par Jean-Marc Dardalhon, Valentine Blanco et Marc Maupoux pour faire de la mobilité électrique partagée loin des zones urbaines, avait aussi lancé le « Transport à la demande, décarboné, économique, en milieu rural » (TADDER) à destination des passagers qui n’ont pas de moyen de locomotion sur 4 lignes : Le Puy-en-Velay – La Chaise-Dieu ; Le Puy-en-Velay – Les Estables ; Le Puy-en-Velay-Langogne et Le Puy-en-Velay-Aurec-sur-Loire. L’entreprise a ainsi transporté plus de 7.000 passagers depuis septembre 2023.
L’un des cofondateurs, Jean-Marc Dardalhon, a fait savoir mardi que la société ne desservirait plus la Loire et la Haute-Loire. En cause, selon lui, « les acteurs publics, privés et mixtes engagés dans l’attractivité territoriale. Ils ne pouvaient ignorer l’impact structurant d’une telle initiative et avaient, à tout le moins, la responsabilité morale d’en soutenir la visibilité. »
Un départ et des regrets avec, dans le viseur, « les collectivités »
Et de poursuivre : « Aucune dynamique collective n’a été impulsée. À l’hostilité rencontrée au Puy-en-Velay a succédé une indifférence manifeste à Yssingeaux. Ce défaut d’engagement a privé le territoire d’un service innovant entièrement financé sans recours à l’argent public », peut-on lire dans le communiqué parvenu à la rédaction.
Totoom quitte donc la Haute-Loire pour la Creuse et l’Hérault où, selon Jean-Marc Dardalhon, « les acteurs institutionnels et économiques ont reconnu l’intérêt d’un modèle agile, inclusif et durable ».
Mais surtout, insiste le cofondateur de la société, « un soutien coordonné des acteurs territoriaux aurait permis d’accroître la fréquentation du service et d’en consolider durablement le modèle économique ». Ce dernier, « fondé sur le salariat des chauffeurs, constituait un choix structurant et responsable, permettant la création de huit CDI équivalents temps plein sur le territoire ».
Pour Jean-Marc Dardalhon, « la disparition de Totoom en Loire et en Haute-Loire constitue un recul pour la mobilité inclusive et pour l’attractivité territoriale. Elle prive le territoire d’une solution innovante, créatrice d’emplois locaux et porteuse de valeur sociale ».
À l’Agglomération du Puy-en-Velay, la décision ne surprend pas Jean-Paul Bringer, le vice-président chargé des mobilités. « L’Agglomération a accompagné Totoom quand l’entreprise s’est implantée au Puy, notamment avec la Région, via un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) qui lui a permis de bénéficier d’aides financières. On a aussi beaucoup communiqué. Son projet était ambitieux et je regrette qu’il n’ait pas abouti parce qu’il y avait un besoin. »
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