Les mobilisations contre la carte scolaire continuent à travers la Haute-Loire. Lundi, enseignants, parents d’élèves et élus de la majorité ainsi que de l’opposition étaient réunis à l’école Jeanne-D’Arc au Puy, dont un poste est menacé, pour la seconde année consécutive.
Pour rappel, la carte scolaire menace de fermeture 16 classes du département, plus une école (au village de Recharinges). Un premier comité social académique (CSA) s’est déroulé lundi soir après une journée de mobilisation générale du personnel pédagogique devant l’inspection académique. À l’issue des discussions, il a été annoncé que l’inspecteur d’académie pourrait finalement maintenir la classe de Taulhac et la maternelle de Langeac… Mais rien pour l’école Jeanne-D’Arc.
L’an dernier, l’établissement public était parvenu à passer à travers les mailles du filet. La sentence est d’autant plus difficile à avaler pour le personnel pédagogique de l’établissement qu’un chantier d’envergure est en cours sur le groupe scolaire du centre historique du Puy. Commencés en mars 2025, les échafaudages devraient rester jusqu’au courant 2027. Les travaux « dont les enseignants et les écoliers doivent supporter les bruits quotidiennement », auront pour finalité d’améliorer grandement l’environnement d’apprentissage. Les toitures, le chauffage, l’aménagement des salles de classe, la végétalisation de la cour, les accès PMR… « Nous demandons un sursis à la fermeture de la classe jusqu’à la fin des travaux », annonce Michel Chapuis, le maire de la ville, venu « en soutien aux parents et au personnel ». « Ce chantier permettra à l’établissement de gagner en attractivité. »
« Nous demandons un sursis à la fermeture jusqu’à la fin des travaux »
Pour l’instant, 75 élèves de maternelle et de primaire sont inscrits à l’école Jeanne-D’Arc. « Nos effectifs fluctuent beaucoup, note la directrice Cécile Serpoix. Déjà trois nouveaux enfants rejoindront les bancs de l’école à la rentrée prochaine. » « L’équipe compte quatre enseignantes plus une en FLE (Française langues étrangères), détaille Anne Bellout, institutrice de la classe de CM1-CM2. Une personne en moins veut dire des classes surchargées et des conditions qui ne sont pas favorables à l’apprentissage. Nous encadrons aussi un public particulier qui ne maîtrise pas bien la langue française. Si nous sommes moins nombreux, l’accompagnement de nos élèves est difficile à orchestrer. »
« Nous perdrons aussi 0,25 jour de décharge de la direction, continue la cheffe d’établissement. Aujourd’hui j’ai un jour dans la semaine où je suis remplacée pour m’occuper de mon rôle de directrice. Je n’aurai plus qu’un mois par semaine. »
Un nouveau CSA aura lieu mardi 7 avril. D’ici là, la mobilisation continue pour essayer de protéger les conditions d’apprentissage de leurs élèves. « En défense nous sommes obligés de rentrer en compétition avec les autres écoles, regrette Olivier Belhomme, papa d’une élève de CP. Alors que nous sommes contre toutes les suppressions de classes ! »
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