Le budget proposé lundi pour l’exercice 2026 s’équilibre à hauteur de 446,8 millions d’euros, avec des dépenses de fonctionnement qui atteignent 280,9 millions d’euros, en légère hausse de 3,75 %.
Plus de 64 % de ces dépenses sont consacrées aux solidarités humaines (42,8 %) et à l’enfance-jeunesse (21,7 %).
Le niveau d’investissement s’établit à 90,4 millions d’euros, « pour continuer à accompagner les projets structurants de notre territoire », insiste Marie-Agnès Petit, présidente du Département.
« Le modèle départemental est aujourd’hui sous tension et arrive au bout de sa capacité. »
Cet effort implique néanmoins un recours à l’emprunt à hauteur de 35,1 millions d’euros. Le vote de ce budget a une nouvelle fois été l’occasion d’évoquer les contraintes financières qui pèsent de plus en plus fortement sur la collectivité.
Marie-Agnès Petit a ainsi rappelé que le Conseil départemental est « la seule strate de collectivité à porter des dépenses sociales massives — et indispensables — mais sur lesquelles nous n’avons quasiment aucun levier. »
Parallèlement, il n’existe plus de levier fiscal direct : les conseillers départementaux ne votent plus l’impôt. Il n’y a donc plus d’autre choix que d’absorber les dépenses en hausses, sans pouvoir agir sur les recettes.
« Le modèle départemental est aujourd’hui sous tension et arrive au bout de sa capacité », alerte Marie-Agnès Petit.
L’inquiétude est de mise et la colère gronde du côté de l’assemblée départementale de Haute-Loire, d’autant que tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne.
En effet, la Haute-Loire ne bénéficiera pas du fonds de sauvegarde des départements : « Je vous avoue que je suis très contrariée quand je vois que finalement, nous sommes pénalisés par notre bonne gestion de ces dernières années. »
Ce budget volontariste a été voté à l’unanimité
Là où de lourds efforts de gestion ont été consentis, d’autres se sont montrés plus cigale que fourmi, sans pour autant en payer le prix dans le temps.
Et Marie-Agnès Petit de prendre l’exemple de la Gironde, dont l’encours de la dette dépasse le milliard d’euros « parce qu’à un moment ils ont fait le choix de dépenses massives qui n’étaient pas dans leurs compétences. »
« Ils vont toucher le fonds de secours pour faire face à leurs difficultés : excusez-moi mais ça me met franchement en colère. » La Haute-Loire, bon élève, devra donc faire face avec ses seules ressources, en composant avec un environnement financier contraint.
Ce budget primitif 2026 se voulait donc un budget de « lucidité, de responsabilité mais aussi d’engagement » au regard des investissements programmés, comme les ponts de Langeac et de Bas-en-Basset, les aménagements routiers ou encore les travaux dans les collèges.
« Nous continuons à investir, à soutenir nos territoires, à préparer l’avenir. Nous faisons le choix de ne pas trop baisser la garde sur nos investissements, car nous savons très bien que c’est aussi ce qui nourrit nos entreprises en créant de l’activité. »
Ce budget volontariste a été voté à l’unanimité par l’assemblée départementale.
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