
Le discours d’ouverture de la cérémonie des vœux au CHER (Centre hospitalier Émile-Roux), au Puy-en-Velay, revenait à son directeur, Julien Keunebroek, vendredi après-midi. Il a d’abord salué l’implication des pouvoirs publics, en particulier la visite du ministre de la Santé et des solidarités, Yannick Neuder (LR), en août dernier. Celui-ci avait promis une enveloppe de 10 millions d’euros pour le plateau chirurgical et la pharmacie de l’hôpital Émile-Roux.
Une enveloppe à laquelle il faut ajouter les 5 millions annoncés dans le même temps par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. « Ces aides vont nous permettre de parachever, dans les mois qui viennent, un ambitieux schéma directeur immobilier et voir émerger deux nouveaux bâtiments flambant neufs : une pharmacie rassemblée sur un site unique ; et une unité de chirurgie ambulatoire de trente places en continuité d’un bloc opératoire étendu. L’Agence régionale de santé vient de confirmer la clôture du dossier d’instruction. Ce qui permet d’envisager le début des travaux au printemps. Et une ouverture fin 2027. »
« Nous avons des raisons objectives d’être fiers »
Autre dossier important, celui porté par la Haute Autorité de Santé. En 2024, elle avait prononcé une certification «conditionnelle» pour le centre hospitalier Émile-Roux. Une nouvelle visite de contrôle a eu lieu. « La décision vient de tomber : le CHER est désormais un établissement pleinement certifié dont la qualité des soins est attestée. »
Pour Julien Keunebroek, il ne fait aucun doute que « nous avons des raisons objectives d’être fiers ». Il cite plusieurs réalisations. « Nous avons finalisé le programme de réaménagement de nos activités de médecine qui a permis de rationaliser nos parcours de soins et d’augmenter notre capacité d’accueil dans plusieurs disciplines. La dernière tranche de ces travaux concernait la dialyse avec huit postes supplémentaires. »
L’unité de soins palliatifs et l’équipe mobile, qui avait fermé à l’été 2024, ont été réactivées entre octobre 2025 et janvier 2026. Le service d’accès aux soins en partenariat entre le Samu et la médecine libérale a été mis en place pour répondre aux demandes de soins non programmés.
D’autres réalisations sont à venir en 2026. Le plateau des consultations de chirurgie va être réorganisé dans les locaux de l’ancienne pédiatrie, soit 600 m2 supplémentaires.
Création d’une Maison des femmes
Un important travail va être mené pour sécuriser le réseau informatique de l’établissement hospitalier. Les équipes vont accompagner le remplacement de deux IRM et un scanner. Après l’hôpital d’Yssingeaux, c’est à Brioude qu’un IRM sera mis en service en 2026.
Par ailleurs, après l’ouverture de l’unité d’accueil pour l’enfance en danger, le dispositif sera complété dans les mois qui viennent avec la création d’une Maison des femmes.
À noter enfin que le CHER a aussi une activité de recherches cliniques : « Plus de 800 patients ont été inclus en 2025 dans des protocoles de recherche pour l’accès à des soins innovants. »
Une activité en hausse de 5 %
À son tour le Dr Marc Bouiller, président de la Commission médicale d’établissement, a noté la progression de l’activité de l’hôpital, de l’ordre de 5 % en volume et 4 % en recettes, soit plus de 4 millions d’euros. « Globalement, l’ensemble des filières se développe. Les croissances les plus importantes sont en réanimation, en chimiothérapie, en soins intensifs de cardiologie…»
Malgré cette croissance, le déficit de l’hôpital sera probablement encore de 5 à 6 millions d’euros. « Et pourtant, quel chemin parcouru depuis 2014, a insisté le Dr Bouiller. Le budget était alors de 124 millions d’euros. Nous avions 148 médecins, 34 internes. Il est actuellement de plus de 200 millions d’euros, avec 200 médecins, 62 internes. En dix ans, nous avons ouvert une unité de soins intensifs de neurologie, plus que doubler le parc d’imagerie en coupe, refait entièrement le service de radiologie, acquis un deuxième accélérateur de particules, développé des activités de gastro-entérologie, de cardiologie, de radiologie interventionnelle, développé la chirurgie pancréatique, bariatrique, créer une unité de soins palliatifs, etc. »
Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et vice-président du conseil de surveillance de l’hôpital, a rebondi sur cette « situation exceptionnelle », invitant à « regarder, autour de nous, les centres hospitaliers qui ont fermé des services. Notre choix a toujours été de refuser que tout aille vers les CHU et de défendre un hôpital de très haut niveau, de proximité et à taille humaine ».
Il a rappelé, « parce qu’on a un peu tendance à l’oublier et à trouver ça automatique : la Région n’a aucune compétence en matière de santé. Un investissement régional dans un centre hospitalier n’existe nulle part ailleurs. Or, nous, nous avons accompagné à peu près tous les projets de ces dernières années. »
Le préfet Yvan Cordier a également salué le rayonnement du CHER et l’implication des équipes hospitalières. Et rappelé l’engagement de l’État.
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