L’invitation a été lancée et relayée tardivement vendredi, appelant à défendre « notre santé, l’environnement et les paysans ! ». Samedi à 13 h 30, ce sont 200 personnes qui étaient réunies sur la place du Breuil, au Puy-en-Velay, pour dénoncer la nouvelle loi Duplomb. Des rassemblements dans toute la France étaient également prévus samedi et dimanche pour dénoncer la loi portée par le sénateur de Haute-Loire. Une manifestation nationale est également prévue à Paris le 11 février prochain, de 12 à 15 heures, près de l’Assemblée nationale.
En Haute-Loire, la Confédération paysanne, des associations de protection de l’environnement comme FNE 43, mais aussi plusieurs partis politiques tels qu’Europe Écologie Les Verts et LFI, étaient rassemblés au Puy. Après la très forte mobilisation contre la première loi, réunissant quelque 2,1 millions de signatures dans la première pétition, la nouvelle loi Duplomb mobilise à nouveau ses détracteurs, qui revendiquent « un système agricole et alimentaire respectueux du vivant, de la santé et de celles et ceux qui produisent et se nourrissent ».
« Ce qui est désolant, alors qu’une grande partie de la population n’en veut pas, c’est qu’ils persistent avec cette loi ! Il y a du cynisme à voir tout cela », dénonce Hervé Braud, apiculteur et membre de la Confédération paysanne. « Mais nous sommes encore mobilisés. Les deux millions de signatures sont toujours là. Le gouvernement ne veut améliorer les revenus que des gros producteurs. Nos fermes n’ont pas besoin de ça », dénonce encore Hervé Braud pour la Confédération paysanne.
« Cette loi est un leurre »
À ses côtés samedi après-midi, on notait la présence du chef étoilé de Saint-Bonnet-le-Froid, Jacques Marcon. Sa prise de position sur les réseaux sociaux l’an passé contre la loi Duplomb avait déjà fait beaucoup de bruit. Présent physiquement lors d’un rassemblement contre cette loi pour la première fois, il s’en est expliqué :
« C’est important d’être présent. Il faut aider le monde agricole à trouver des solutions. Ce n’est pas en agrandissant les élevages intensifs, en rajoutant des pesticides, qu’on va les aider. C’est plutôt en créant des filières courtes, en créant du lien entre le monde agricole, la restauration et d’autres secteurs.
Pour moi, cette loi est un leurre.
« Il y a des agriculteurs qui croient que cela va les aider, mais beaucoup comprennent que cette loi ne les aidera pas. C’est le monde de l’agro-industrie, tout en haut, qui règne sur les lois. C’est ça qui énerve les gens dans des territoires très ruraux comme la Haute-Loire. Les gens veulent aujourd’hui d’autres visions du monde agricole. Il n’y a aucune vision d’avenir pour nos agriculteurs dans cette loi. C’est pour cela que j’ai décidé de m’engager, à titre personnel, pour défendre une autre vision du monde agricole, beaucoup plus locale, humaine et environnementale », a confié le chef étoilé à
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