Faits divers

<!– –> SIPA_sipausa30348840_000039 (1) (002) Photo © Alexander Ryumin/TASS/Sipa USA/SIPA. À Paulhaguet (43), commune modeste de 850 habitants, le curé de la paroisse d’origine malgache se serait enfui avec l’argent de la quête.
Tout commence au début de l’année 2026. À Paulhaguet, en Haute-Loire, des membres de la paroisse donnent l’alerte au diocèse du Puy-en-Velay : des billets disparaissent régulièrement des corbeilles de la quête. L’enquête interne qui suit, révélée par Le Parisien et confirmée par le diocèse, aboutit à la mise à l’écart du père Michel, administrateur de la paroisse depuis un an et demi, soupçonné d’avoir détourné entre 3 000 et 6 000 euros de dons.
A LIRE
Abbaye de Boulaur : ces femmes qui ont fait le choix de servir Dieu
« Nous avons été informés que de l’argent disparaissait. Une enquête a ensuite permis d’orienter les soupçons vers le père Michel », explique Mgr Yves Baumgarten, évêque du Puy-en-Velay. Selon lui, les incohérences constatées dans les comptes n’ont jamais reçu d’explication convaincante de la part du prêtre, qui contestait pourtant les accusations.
Parti en vacances à Madagascar, il ne revient plus
Le père Michel, religieux de la congrégation des Missionnaires de Notre-Dame de La Salette, quitte la Haute-Loire le 8 mars 2026. Direction Madagascar, son pays d’origine, pour un mois de congé prévu de longue date, selon le diocèse. Mais depuis le printemps, tout contact a été rompu, et le prêtre n’est jamais réapparu à Paulhaguet.
Quant au montant exact des sommes disparues, difficile de l’établir en raison de la nature des quêtes, essentiellement constituées d’argent liquide. L’évêché évoque néanmoins une perte comprise entre 3 000 et 6 000 euros, une somme d’argent loin d’être anodine pour cette paroisse rurale, qui vit de la générosité des fidèles.
Un prêtre venu d’un pays pauvre, face à la “tentation” de l’argent liquide
Si le diocèse a décidé de démettre le prêtre de ses fonctions, il refuse en revanche de porter plainte. Une décision qui suscite l’incompréhension de nombreux paroissiens.
Mgr Baumgarten justifie toutefois son choix en invoquant les difficultés d’une procédure visant un homme désormais retourné à plusieurs milliers de kilomètres, au sein de sa congrégation religieuse.
Plus étonnant, le prélat avance également une explication liée aux origines du prêtre. Selon lui, celui-ci étant issu « d’un pays très pauvre », l’appât d’importantes liquidités aurait pu constituer une « tentation ». L’évêque qualifie ainsi les faits de « faiblesse humaine » et dit espérer que l’intéressé saura tirer les conséquences de ses actes.
Une paroisse trahie et un diocèse contraint de renflouer les caisses
À Paulhaguet, paisible village de 850 âmes, la décision de ne pas saisir la justice laisse un goût amer. Les sommes disparues provenaient exclusivement des dons versés par les fidèles lors des messes afin d’assurer les dépenses courantes de la paroisse, de l’entretien de l’église au chauffage.
Le diocèse du Puy-en-Velay a annoncé qu’il dédommagerait la paroisse. Un nouveau prêtre doit être nommé à la rentrée de septembre pour prendre la place du père Michel.
A LIRE
« Nous ne pouvons pas choisir entre la foi et l’Église » : à Écône, la Fraternité Saint-Pie X consacre quatre évêques sans l’aval du pape
La fonction de cc-portes-auvergne.fr étant de collecter sur le web des articles sur le sujet de Les portes de l’Auvergne puis les diffuser en répondant au mieux aux interrogations des personnes. L’équipe cc-portes-auvergne.fr vous soumet cet article qui parle du sujet « Les portes de l’Auvergne ». Cette chronique a été reproduite du mieux possible. Vous avez la possibilité d’écrire en utilisant les coordonnées fournies sur le site pour apporter des explications sur cet article qui traite du thème « Les portes de l’Auvergne ». En consultant régulièrement nos contenus de blog vous serez informé des futures parutions.
