« Ce chantier spectaculaire nous a permis une plus grande connaissance du monument » : tel est le constat dressé, vendredi soir, par l’architecte en chef des Monuments historiques, Étienne Barthélémy, lors de la réception des travaux de rénovation des toitures du clocher angélique et du Logis des Clergeons de Notre-Dame du Puy. Propriété de l’État, l’ensemble cathédral regroupe la cathédrale, le baptistère, la chapelle des Pénitents, le cloître, le bâtiment des Machicoulis et le Logis des Clergeons. Cette restauration a tout d’abord été l’occasion de « lever un préjugé tenace sur les travaux conduits au XIXe siècle », comme le rappelait l’architecte.
Plus de rénovation d’envergure depuis le XIXe
En effet, le dôme en plomb a remplacé, à cette époque, un véritable clocher couvert avec un beffroi et des cloches comme l’attestent des gravures anciennes. L’édifice médiéval présentait alors des fissures liées à la poussée des voûtes. Le projet retenu en 1847 d’Aymon Mallay entraîna vingt ans de travaux. Le clocher fut reconstruit depuis la base et la couverture de tuiles canal fut remplacée par un dôme en plomb en 1886.
Depuis, outre des travaux d’entretien, rien n’avait été fait. « Quand j’ai commencé à étudier le dôme, il était en très mauvais état, c’était une priorité avec la toiture des Clergeons », soulignait l’architecte. L’une des difficultés du chantier, outre son accès et l’acheminement des matériaux, a été de trouver une brèche pour remplacer les pierres abîmées, autrement dit d’ouvrir une carrière : 85 m³ ont été extraits à Polignac.
« Cela nous a permis de redécouvrir les maçonneries : la plupart des parements étaient bien médiévaux ! La corniche n’a pas été restaurée n’importe comment au XIXe siècle contrairement à ce qui a été dit ! Les Ateliers de Chanteloube ont réalisé un travail tout particulier de patine et d’accompagnement des joints rouge »
Et d’ajouter : « Le travail sur les élévations a permis de révéler toute la qualité de la modénature médiévale qui avait été restaurée au XIXe siècle ».
Les verrières datant de 1934 ont également été réhabilitées. Quant au Logis des Clergeons, la charpente a été reprise, ainsi que la cheminée, en très mauvais état, une bien mauvaise surprise du chantier. « L’ensemble des pierres de brèche a été remplacé tout en conservant une majeure partie des pierres d’arkose, ce qui donne ce résultat tout à fait étonnant d’une colorimétrie contrastée », poursuivait l’architecte.
Une prochaine tranche de travaux va débuter fin 2026
Ce chantier, dont le montant s’élève à 3,3 millions d’euros, a été financé dans son intégralité par l’État, notamment grâce aux crédits du plan France Relance à hauteur de 2,3 millions d’euros. Une prochaine tranche de travaux va débuter fin 2026 en prolongement de la réfection déjà réalisée, sur les toits du porche Saint-Jean et les toitures en pierre de la cathédrale. L’occasion pour le préfet de remercier Laurent Wauquiez, comme député d’avoir permis de « dégager 1 million d’euros supplémentaire », puis en tant que conseiller spécial de la Région, d’envisager un soutien aux travaux.
« L’État sera aussi au rendez-vous aux côtés de la Région sur l’accompagnement financier du Centre des arts sacrés en cours de constitution. Les Rois de France sont venus au Puy-en-Velay comme Saint-Louis, François Ier, Louis XI. Et ces visites ont contribué à donner sa dimension au culte marial », concluait-il.
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