
C’est votre deuxième tournage en Haute-Loire en deux ans, après Louise Violet. Décidément, vous aimez la région !
« Oui, et j’espère que ce n’est pas le dernier dans votre belle région ! La Haute-Loire, c’est un coup de cœur. Je suis très contente de revenir ici. À chaque fois, on est tellement bien accueilli. Au Puy-en-Velay, on est logé en face de la cathédrale avec une vue magnifique. »
Le film s’inspire de l’association Seuil qui existe vraiment. Elle organise des marches éducatives de longue durée avec des mineurs pour les aider à se réinsérer dans la société. Et elle a des résultats
Cette fois, pour Compostelle de Yann Samuell, vous interprétez Fred, une femme qui accompagne un ado embourbé dans des petits délits, sur une randonnée au long cours. Vous avez dit “oui” tout de suite à cette proposition. Qu’est-ce qui vous a touché ?
« Je n’ai pas hésité une seconde. Le film s’inspire de l’association Seuil qui existe vraiment. Cette structure organise des marches éducatives de longue durée avec des mineurs pour les aider à se réinsérer dans la société. Et elle a des résultats. L’association a déjà accompagné 500 jeunes, partis en binôme avec un adulte, sur un chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Souvent, c’est une façon pour eux d’éviter la prison. Le juge leur offre une seconde chance avec une marche de rupture comme solution alternative. Un jeune part seul avec un accompagnant qui n’est pas forcément un éducateur. L’accompagnant recrée un lien de confiance essentiel avec l’adulte. Je trouve que c’est extraordinaire de pouvoir faire ça. »
Comment est-ce qu’on aborde un tel personnage inspiré d’une histoire vraie ?
« J’ai rencontré l’association et des accompagnants. Leur engagement me touche. Toutes ces éducations alternatives, surtout avec des mineurs, c’est essentiel. On ne va pas remplir les prisons de ces jeunes, déjà bien cabossés, qui vont être pires en sortant parce qu’ils auront été confrontés à plus de violence encore. On les enterre. Alors qu’on peut les accompagner pour qu’ils se reconstruisent. Ces jeunes-là, il faut en faire quelque chose. Ils sont notre avenir. Moi, je dis oui à toutes ces solutions alternatives. »
Le pouvoir du chemin pour se reconstruire, c’est quelque chose auquel vous croyez ?
« Le Saint-Jacques se prête très bien à cette aventure. C’est quand même 1 500 km pendant trois mois. Ce qui est intéressant, c’est l’évolution au fil du temps et du chemin. Il faut porter son sac, marcher alors qu’ils n’en ont pas l’habitude, supporter les ampoules… sans musique, ni téléphone, ni internet ! C’est un gros défi. À tout moment, ils peuvent dire “stop”.
C’est le juge qui arbitre ensuite. L’association Seuil prône aussi beaucoup la marche silencieuse pour se retrouver avec soi-même. La randonnée, c’est fabuleux pour ça. Qu’on soit croyant ou pas, il y a une forme de spiritualité. Les paysages offrent une émotion extraordinaire. Tu t’arrêtes pour observer une chenille, une libellule, des vaches… D’un coup ces mômes s’ouvrent et prennent du temps pour cela. C’est un pacte avec eux-mêmes, une promesse qu’ils se font et qu’ils doivent tenir jusqu’au bout. Et au final, très peu lâchent. »
Le tournage du grand départ depuis la cathédrale, c’était mercredi. Quelle image vous en gardez ?
« C’est vraiment chouette de démarrer une randonnée comme ça. Ce départ depuis la cathédrale avec cette grande porte qui s’ouvre et tous les pèlerins. Il y a quelque chose… Une force. J’avais hâte de vivre ce moment. »
J’ai fait un peu de randonnée dans l’Aubrac, sur le Stevenson, mais le chemin de Saint-Jacques, je ne le connaissais pas. Je vais profiter de ce tournage pour repérer les lieux
Alexandra Lamy
Une randonnée sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, ça vous tenterait à titre personnel ?
« Ah complètement ! J’adore faire de la randonnée. J’ai fait un peu de l’Aubrac et du Stevenson, mais le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, je ne le connaissais pas. Je vais profiter de ce tournage pour repérer les lieux. Pour le film, on part du Puy-en-Velay jusqu’à Cahors. Et on continue jusqu’en Espagne. Je suis ravie. Je sais qu’on va traverser des endroits très beaux. »
Le festival de Cannes se tient actuellement. Vous n’y êtes donc pas cette année. Un regret ?
« Pas du tout ! Je préfère Compostelle. J’y étais l’année dernière. Mais cette année, je n’ai rien à y faire. Donc, non, pas de regret. Je suis très bien en Haute-Loire. »
Il y a deux ans, lors du tournage dans l’est du département, on sait que vous aviez fait votre marché à Yssingeaux auprès de producteurs locaux. Cette fois, qu’est-ce que vous allez ramener du Puy-en-Velay ?
« J’ai repéré les lentilles vertes, donc c’est sûr, il y en aura dans ma valise. Et on m’a parlé aussi d’un très bon artisan boucher : Mickaël Chabanon (champion du monde de boucherie 2025, NDLR). Je vais aller faire des courses chez lui. J’adore cuisiner, j’aime les marchés et rencontrer les producteurs. Dans l’Aubrac, j’ai trouvé quelques bonnes adresses aussi. Manger français, pour moi, c’est hyper important ».
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