Environ 300 personnes étaient réunies, samedi 7 février, au Puy-en-Velay pour s’opposer aux « lois Duplomb », du nom du sénateur de la Haute-Loire Laurent Duplomb. Une nouvelle proposition vise à réintroduire deux pesticides controversés, interdits en France depuis 2018.
Une pétition avait déjà, cet été, rassemblé deux millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale pour demander l’abrogation de la première « loi Duplomb ». Madeleine l’avait signée. « C’est déplorable, il y va en force pour imposer des choses qui abiment la santé des personnes, des agriculteurs, s’agace-t-elle. Laurent Duplomb veut continuer, en dépit de tout, comme s’il avait la science infuse !«
s’était d’ailleurs opposé à la réintroduction de ces pesticides : il jugeait qu’un « doute non-raisonnable » existait sur leur impact sur la santé. Car l’une des grandes inquiétudes des écologistes, agriculteurs et citoyens présents, c’est le potentiel lien entre ces pesticides et les cancers. « Depuis des années, les cancers augmentent en France, et on continue avec ces produits qu’on retrouve ensuite dans tout ce qu’on mange », se désole Elisabeth.
Les agriculteurs présents craignent aussi pour la biodiversité. L’un des deux néonicotinoïdes que le sénateur de la Haute-Loire souhaite réintégrer est surnommé « le tueur d’abeille ». « Les abeilles qui sont en contact avec le produit sont désorientées, finissent par mourir dans la nature… Et forcément notre production sera impactée », témoigne Frédéric, apiculteur au Puy-en-Velay. « On n’en veut pas de son poison, il va finir dans nos rivières, nos assiettes », renchérit Isabelle Coudert, présidente du syndicat des apiculteurs en Haute-Loire.
Le sénateur Laurent Duplomb estime que la réintroduction de ces deux pesticides est indispensable pour que la France puisse être concurrentielle dans les filières de la betterave sucrière et de la noisette notamment. Deux filières où des insectes causent de gros dégâts sur les exploitations.

